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Programme indépendant de surveillance environnementale : Établissement de Cigar Lake

Nom du site Mine d’uranium de Cigar Lake
Titulaire de permis Cameco Corporation (Cameco)
Nom de l’installation Établissement de Cigar Lake
Emplacement de l’installation Région du bassin d’Athabasca du nord de la Saskatchewan
Reconnaissance territoriale La CCSN reconnaît que l’établissement de Cigar Lake se trouve dans le nord de la Saskatchewan, sur le territoire visé par le Traité no 10 (ou le Traité no 8) (1906), patrie de la Nation métisse, et sur les territoires traditionnels des Dénésulines, des Cris et des Métis.
Description de l’installation La construction de l’installation a débuté en 2005, et la production de minerai a commencé en 2014. Il s’agit de la mine d’uranium présentant la plus forte teneur au monde.
Exigences relatives à la protection de l’environnement Conformément aux exigences réglementaires de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires (LSRN), tous les titulaires de permis d’installations nucléaires de catégorie I et de mines et d’usines de concentration d’uranium doivent tenir à jour un programme complet de protection de l’environnement pour surveiller et contrôler les rejets de substances nucléaires et dangereuses provenant des installations qu’ils possèdent et exploitent. Dans le cadre du programme de protection de l’environnement de tout titulaire de permis, les concentrations de contaminants dans l’environnement doivent être déterminées et les voies d’exposition potentielles du public doivent être évaluées et atténuées.

Les résultats de nos campagnes du Programme indépendant de surveillance environnementale (PISE) de 2020 et 2024 correspondent aux résultats présentés par Cameco, appuyant notre évaluation selon laquelle le programme de protection de l’environnement du titulaire de permis est efficace. Ces résultats s’ajoutent aux éléments de preuve qui démontrent que les personnes et l’environnement à proximité de l’établissement de Cigar Lake sont protégés et qu’aucun effet néfaste sur la santé n’est attendu en raison de l’exploitation des installations du site.

Légende

Établissement de Cigar Lake

1 Le symbole < indique que le résultat est inférieur à la limite de détection analytique en laboratoire.

2 N/D – non disponible

3 Pour les paramètres radiologiques (exprimés en Bq/L, Bq/kg ou Bq/m3), lorsqu’il n’y a pas de recommandations fédérales ou provinciales, les seuils de dépistage de la CCSN ont été établis à partir d’hypothèses prudentes s’appuyant sur la norme CSA N288.1:F20, Lignes directrices pour la modélisation du transport, du devenir et de l’exposition dans l’environnement des radionucléides associés à l’exploitation normale des installations nucléaires. Le seuil de dépistage d’un radionucléide particulier dans un milieu donné (p. ex. l’eau, l’air ou les aliments) représente la concentration de l’activité qui entraînerait une dose de 0,1 millisievert par année (mSv/an), dose à laquelle aucun impact sur la santé humaine n’est attendu. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter la fiche d’information technique du PISE.

5 En ce qui concerne les échantillons d’eau, les résultats pour les paramètres non radiologiques sont comparés aux Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux : protection de la vie aquatique du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME). Lorsqu’il n’existe aucune recommandation du CCME, les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada s’appliquent.

6 Le seuil de dépistage pour un radionucléide donné dans les aliments correspond à la concentration de l’activité dans les aliments qui se traduirait par une dose efficace au corps entier de 0,1 mSv/an pour une personne, en se fondant sur la voie d’exposition par ingestion. Cette façon de procéder respecte la méthode prévue dans la norme CSA N288.1:F20. La dose de 0,1 mSv/an a été retenue afin de s’aligner sur l’approche utilisée par l’Organisation mondiale de la Santé et Santé Canada en ce qui concerne les normes relatives à l’eau potable, et elle représente un dixième de la limite de dose au public. Un régime alimentaire autochtone régional prudent, qui inclut le taux de consommation, a été utilisé dans les calculs.

7 Le seuil de dépistage pour une substance dangereuse donnée correspond à la concentration de cette substance dangereuse devant être présente dans les aliments pour que le dixième de la dose journalière admissible (DJA) établie par Santé Canada pour cette substance soit dépassé. La DJA représente la quantité d’aliments qui peut être consommée sur une période donnée sans risques importants pour la santé. Les seuils de dépistage reposent sur une dose équivalente à un dixième de la DJA afin de tenir compte de l’exposition à des contaminants provenant de multiples voies d’exposition principales. Un régime alimentaire autochtone régional prudent, qui inclut le taux de consommation, a été utilisé dans les calculs.

Résultats de 2024

Le plan d’échantillonnage du PISE de 2024 pour l’établissement de Cigar Lake visait les substances radioactives et dangereuses. Un plan d’échantillonnage propre au site a été élaboré à partir du programme de surveillance de l’environnement approuvé du titulaire de permis et de notre expérience de la réglementation pour ce site. Nous nous efforçons de tenir compte du savoir traditionnel, de l’utilisation traditionnelle des terres et des valeurs autochtones en mobilisant les Nations et communautés autochtones à l’égard du plan d’échantillonnage. Des renseignements supplémentaires sur cette mobilisation sont fournis à la section Participation des Nations et communautés autochtones.

Des échantillons ont été prélevés par CanNorth avec l’aide de 2 membres du personnel de la CCSN et d’un technicien des terres des communautés du Bureau des terres et des ressources de Ya’thi Néné (BTRYN) à la fin août et au début septembre 2024. Les eaux de surface et les poissons ont été prélevés à une station de référence (baie East Brown du lac Waterbury), qui n’est pas exposée aux activités de l’établissement de Cigar Lake, ainsi qu’à des stations d’exposition (baie Seru et lac Waterbury), qui pourraient être affectées par l’installation. Un échantillon d’eau de surface a également été prélevé dans la baie Longyear, une autre station de référence. Des feuilles de thé du Labrador ont été recueillies près de la route de transport de l’établissement de Cigar Lake (station d’exposition) et le long de la rive nord-ouest du lac Waterbury (station de référence). Des bleuets ont été prélevés près de la route de transport de l’établissement de Cigar Lake (station d’exposition), près de l’amas de stériles (station d’exposition) et le long de la rive du lac Waterbury, au nord-est des îles Brown (station de référence).

Les concentrations de rayonnement (contaminants radioactifs) et de contaminants dangereux (non radioactifs) dans les échantillons d’eau de surface étaient conformes au rayonnement de fond Note de bas de page 1, inférieures aux recommandations du CCME pour la protection de la vie aquatique Note de bas de page 2 et inférieures aux normes et objectifs de qualité de l’eau potable de la Saskatchewan Note de bas de page 3.

En ce qui concerne les contaminants radioactifs dans la chair des poissons, le thé du Labrador et les baies, le personnel de la CCSN a comparé les résultats de la surveillance aux seuils de dépistage de la CCSN pour s’assurer que la santé humaine était protégée. Les seuils de dépistage de la CCSN reposent sur des hypothèses prudentes liées à l’ingestion d’aliments et à l’exposition à l’environnement extérieur, et s’appuient sur la norme CSA N288.1:F20 Note de bas de page 4 et la publication 119 de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) Note de bas de page 5. Le seuil de dépistage pour chaque radionucléide dans un milieu donné (p. ex., poisson, thé du Labrador, baies) représente la concentration de radioactivité qui entraînerait une dose de 0,1 millisievert par an (mSv/an), soit un dixième de la limite de dose réglementaire de la CCSN pour un membre du public fixée à 1 mSv/an Note de bas de page 6. La méthode appliquée par le personnel de la CCSN pour le calcul du seuil de dépistage est comparable à la méthode de Santé Canada Note de bas de page 7 Note de bas de page 8 et de l’Organisation mondiale de la Santé visant les recommandations relatives à l’eau potable, dans laquelle on utilise également une dose de 0,1 mSv/an.

À l’exception du polonium 210 qu’on retrouve dans la chair de poisson, et dont il sera question plus loin, les concentrations de rayonnement mesurées pour tous les contaminants radioactifs présents dans la chair de poisson, les baies et le thé du Labrador étaient inférieures aux seuils de dépistage des radionucléides fixés par la CCSN. Par conséquent, la consommation d’eau, de poisson, de thé du Labrador et de baies ne devrait pas entraîner d’effets néfastes sur la santé dus aux contaminants radioactifs.

Les concentrations de rayonnement mesurées pour le polonium 210 dans le poisson prélevé aux stations d’exposition et de référence se situaient dans la plage des concentrations de fond de la région, soit entre 0,02 et 14 becquerels par kilogramme (Bq/kg) de poids frais Note de bas de page 1, et elles étaient conformes aux résultats du Programme de surveillance régionale de l’est de l’Athabasca (PSREA) pour le nord de la Saskatchewan Note de bas de page 9. Selon les analyses, la concentration la plus élevée de polonium 210 relevée dans la chair de poisson dans la région de Cigar Lake était de 3,5 Bq/kg de poids frais dans un échantillon de grand corégone capturé à la station de référence de la baie East Brown. Cette concentration de polonium 210 se situe dans la plage de concentrations de fond. Les résultats montrent également que les concentrations de rayonnement pour le polonium 210 dans le poisson des zones d’exposition n’étaient pas attribuables à l’établissement de Cigar Lake puisqu’elles étaient semblables aux concentrations détectées à la station de référence. Cela signifie que ces concentrations sont attribuables au rayonnement de fond pour la région.

Des seuils de dépistage de la CCSN ont également été établis pour les contaminants dangereux. Un seuil de dépistage de la CCSN correspond à la concentration requise pour qu’un sujet représentatif (adulte/enfant) ingère une dose égale à un dixième de la DJA fixée par Santé Canada, attribuable à une exposition à des contaminants dangereux provenant de diverses voies d’ingestion d’aliments, dont l’eau potable, les fruits, les légumes et la viande et le poisson. Le niveau de prudence de l’évaluation est donc accru, car on considère que le récepteur pourrait être exposé à un contaminant par de multiples voies d’exposition différentes. Il est probable que seules 1 ou 2 voies soient prédominantes. La DJA correspond à la concentration d’un contaminant dangereux qui peut être ingéré quotidiennement et à long terme par les humains tout en demeurant sans danger pour leur santé. Les seuils de dépistage de substances radioactives et non radioactives de la CCSN établis pour les campagnes d’échantillonnage du PISE dans le nord de la Saskatchewan sont prudents et calculés à partir de taux d’ingestion correspondant au régime alimentaire autochtone régional.

À l’exception du sélénium trouvé dans le poisson, dont il sera question ci-dessous, la concentration de contaminants dangereux dans le poisson, les baies et le thé du Labrador était inférieure aux seuils de dépistage fixés par la CCSN pour les substances dangereuses. Par conséquent, les résultats du PISE appuient les conclusions du PSREA et des programmes de surveillance du titulaire de permis selon lesquelles les aliments prélevés dans la nature à proximité de l’établissement de Cigar Lake sont propres à la consommation.

Les résultats du PISE montrent que le sélénium présent dans les tissus des poissons est inférieur à la recommandation de l’Environmental Protection Agency des États-Unis de 11,3 milligrammes par kilogramme (mg/kg) de poids sec. Selon les analyses, la concentration la plus élevée de sélénium relevée dans la chair de poisson dans la région de Cigar Lake était de 0,78 mg/kg de poids frais ou 3,79 mg/kg de poids sec dans un échantillon de grand corégone capturé à la station de référence de la baie East Brown. Une concentration de 0,78 mg/kg de poids frais dans le poisson correspond à 26 % de la DJA de sélénium, laquelle est fixée à 2,2 mg/kg de poids frais. La part du sélénium provenant d’autres voies d’ingestion, y compris l’eau, les baies et le thé du Labrador, était négligeable. Aucun effet sur la santé dû au sélénium n’est attendu en raison de la consommation de poisson puisque la plus forte concentration de sélénium dans le poisson était inférieure à la moitié du seuil de dépistage prudent de la CCSN, et que les concentrations de sélénium dans tous les autres échantillons analysés (eau, thé du Labrador, baies) étaient bien inférieures au seuil de dépistage. La concentration de fond régionale de sélénium dans le poisson varie de 0,12 à 3,03 mg/kg de poids frais Note de bas de page 1. Les concentrations de sélénium mesurées dans les poissons aux stations d’exposition et de référence respectaient la plage des concentrations de fond régionales. Les résultats correspondent également à ceux du PSREA pour la région du nord de la Saskatchewan Note de bas de page 9.

1 Les échantillons de référence sont prélevés dans un endroit où il est peu probable qu’il y ait eu exposition en raison des activités de l’installation nucléaire. Cet endroit est choisi en fonction de la distance par rapport à l’installation et des données météorologiques, notamment la direction du vent dominant ou les précipitations (dans le cas des rejets atmosphériques) et la direction des cours d’eau (dans le cas des rejets d’effluents). Cela nous permet de recueillir des données locales qui sont représentatives de la zone autour de l’installation. Ces données sont ensuite comparées aux résultats de l’échantillonnage. Cette approche est particulièrement importante lorsqu’il n’existe pas de données sur les concentrations de fond, de recommandations ou de seuils de dépistage pour un certain contaminant ou milieu dans une région donnée.

Participation des Nations et communautés autochtones

Il est primordial pour nous que l’échantillonnage du PISE reflète le savoir traditionnel, l’utilisation traditionnelle des terres et les valeurs autochtones dans la mesure du possible. En plus des activités courantes d’échantillonnage du PISE, nous consultons les Nations et communautés autochtones locales à propos de nos plans d’échantillonnage.

Avant la campagne d’échantillonnage du PISE de 2024 à l’établissement de Cigar Lake, des courriels ont été envoyés à toutes les Nations et communautés autochtones à proximité de l’installation pour les informer de la campagne et les inviter à se prononcer sur le plan d’échantillonnage. Nous avons sollicité leurs suggestions d’espèces d’intérêt, de composantes valorisées et de lieux d’échantillonnage potentiels où pourraient se dérouler des pratiques et activités traditionnelles.

L’ébauche du plan d’échantillonnage du PISE de 2024 était très semblable au plan d’échantillonnage de 2020, qui avait été élaboré à partir des commentaires reçus du BTRYN. En avril 2024, le BTRYN a formulé ses commentaires à l’égard de l’ébauche du plan de 2024. Il a interrogé des membres des communautés qui mènent des activités traditionnelles à proximité de l’établissement de Cigar Lake et a constaté que l’ébauche du plan de 2024 suscitait très peu d’inquiétude. Les répondants ont indiqué des lieux d’échantillonnage de bleuets à proximité de l’amas de stériles. Le personnel de la CCSN a intégré ces lieux dans le plan d’échantillonnage définitif. Sur le terrain, un technicien des terres des communautés du BTRYN a accompagné 2 membres du personnel de la CCSN et l’entrepreneur qualifié afin de faciliter les prélèvements durant la campagne d’échantillonnage du PISE de 2024 à l’établissement de Cigar Lake. L’approche concertée d’échantillonnage visait à bâtir la confiance, tisser des liens et communiquer des renseignements supplémentaires sur le PISE de la CCSN. Nous souhaitons remercier le BTRYN de sa collaboration.

Nous continuerons de mobiliser les Nations et communautés autochtones intéressées pour veiller à intégrer le savoir autochtone dans les futures campagnes d’échantillonnage du PISE.

Accent sur la santé

La CCSN examine les rapports sur la santé publique des autorités sanitaires pertinentes du nord de la Saskatchewan et mène ses propres études sur la santé des travailleurs de l’uranium afin d’approfondir, de manière indépendante, la vérification que la santé des personnes vivant à proximité de l’établissement de Cigar Lake est protégée. Le personnel de la CCSN a évalué divers indicateurs de santé des populations à proximité de Cigar Lake à l’aide des renseignements fournis par le Saskatchewan Population Health and Evaluation Research Unit, la Saskatchewan Health Authority (SHA, en particulier pour le nord de la Saskatchewan), la Northern Inter-Tribal Health Authority et la Saskatchewan Cancer Agency.

Le cancer du poumon est la principale cause de mortalité par cancer et le type de cancer le plus souvent diagnostiqué au Canada (Statistiques canadiennes sur le cancer, 2023) et en Saskatchewan (Saskatchewan Cancer Agency, 2023).

Il convient de noter que les taux d’incidence et de mortalité du cancer du poumon étaient plus élevés dans le nord de la Saskatchewan que dans l’ensemble de la province pour la période de 20 ans allant de 1995 à 2014. Les autres principales causes d’incidence de cancer et de mortalité par cancer en Saskatchewan étaient le cancer colorectal, le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate. Les taux d’incidence et de mortalité associés à ces 3 cancers ont augmenté au cours des 20 dernières années dans le nord de la Saskatchewan (Phillips et coll., 2017).

Les taux de cancer varient souvent selon la région, et des facteurs personnels, sociaux, économiques et environnementaux influent sur la santé. En moyenne, les communautés des Premières Nations de la Saskatchewan obtiennent un pointage inférieur à celui des communautés non autochtones pour ce qui est des composantes du bien-être des collectivités comme le revenu, le logement, l’activité sur le marché du travail et l’éducation (Northern Inter-Tribal Health Authority, 2017). Il convient de noter que les taux de tabagisme plus élevés (pour la consommation non traditionnelle de tabac) dans le nord de la Saskatchewan ont une incidence sur les taux de cancer par rapport à la moyenne provinciale (Irvine et Quinn, 2019). Pour certaines communautés des Premières Nations du nord de la Saskatchewan, le taux déclaré de tabagisme atteint 79 %. La diminution du tabagisme et de l’exposition à la fumée secondaire pourrait prévenir environ la moitié des cas de cancer évitables en Saskatchewan (Irvine et Quinn, 2019). Pour les personnes peu exposées à la fumée de tabac, une exposition au radon supérieure aux recommandations canadiennes relatives au radon (200 Bq/m³) est la principale cause de cancer du poumon à l’échelle internationale (Enquête pancanadienne sur l’exposition au radon, 2024). Dans la région sanitaire où se trouve Cigar Lake, les concentrations de radon dans 86,1 % des habitations étaient inférieures aux recommandations relatives au radon, comparativement aux habitations à l’échelle nationale (93,1 %) et provinciale (84,3 %) (Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations, 2012).

Bien qu’aucune étude sur la santé ne vise spécifiquement l’établissement de Cigar Lake, l’étude des travailleurs de l’uranium d’Eldorado (Port Radium et Beaverlodge) a révélé que, dans l’ensemble, les travailleurs d’Eldorado étaient en meilleure santé que l’ensemble de la population masculine canadienne, sauf dans le cas d’une seule maladie, soit le cancer du poumon. Les taux d’incidence et de mortalité associés au cancer du poumon étaient beaucoup plus élevés chez les travailleurs de l’uranium. Le risque de cancer du poumon augmentait en fonction de l’augmentation de l’exposition au radon en milieu de travail. Par conséquent, la radioprotection a fait l’objet d’une réglementation afin de réduire les concentrations de rayonnement en milieu de travail. Les travailleurs de Cigar Lake sont donc bien protégés.

En 2017, la CCSN, le gouvernement de la Saskatchewan, l’Université de la Saskatchewan, l’industrie de l’uranium et d’autres parties intéressées ont entrepris l’Étude sur les travailleurs canadiens de l’uranium (disponible ici). Cette étude comprend tous les travailleurs de l’uranium du nord de la Saskatchewan et fournira des renseignements sur les effets à long terme sur la santé de l’exposition au rayonnement en milieu de travail.

D’après les concentrations actuelles de rayonnement dans l’environnement à proximité de l’établissement de Cigar Lake, des connaissances scientifiques actuelles sur les sources, effets et risques associés aux rayonnements ionisants, ainsi que des données locales et provinciales pertinentes en matière de santé, nous n’avons pas observé d’effets néfastes sur la santé en raison de l’exposition au rayonnement d’origine environnementale à cet établissement, et nous n’en attendons aucun.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites Web suivants :

Conclusions

Les résultats de nos campagnes du PISE de 2020 et 2024 correspondent aux résultats présentés par Cameco, appuyant notre évaluation selon laquelle le programme de protection de l’environnement du titulaire de permis est efficace. Ces résultats s’ajoutent aux éléments de preuve qui démontrent que les personnes et l’environnement à proximité de l’établissement de Cigar Lake sont protégés et qu’aucun effet néfaste sur la santé n’est attendu en raison de l’exploitation des installations du site.

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