Exposition à des niveaux faibles de radon et risques de cancer des poumons : analyse conjointe des cohortes de travailleurs de mines d’uranium tchèques, françaises et de la mine Beaverlodge

Résumé de l’article paru dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health

Date de publication : Le 23 janvier 2019

Auteure :
Rachel S. D. Lane
Commission canadienne de sûreté nucléaire

Auteure(s) :
Ladislav Tomášek, Lydia B. Zablotska, Estelle Rage, Franco Momoli, Julian Little

Résumé

Il est bien établi que l’exposition à des niveaux élevés de radon augmente le risque de mortalité attribuable au cancer du poumon. Les effets d’une faible exposition professionnelle et les facteurs qui faussent et modifient le risque ne sont pas clairs, mais sont nécessaires pour éclairer la radioprotection actuelle des mineurs. Le risque de mortalité attribuable au cancer du poumon en présence d’une faible exposition professionnelle (< 100 alpha-mois) a été évalué lors de l’analyse conjointe de cohortes de travailleurs de mines d’uranium tchèques, français et canadiens, employés en 1953 et au-delà. L’analyse statistique était fondée sur une modélisation de la régression linéaire de Poisson en utilisant des données sur la survie groupées pour les cohortes. Deux analyses de sensitivité ont été utilisées pour évaluer le facteur de confusion potentiel qu’est le tabagisme. On a trouvé une relation linéaire statistiquement significative entre l’exposition au radon et la mortalité attribuable au cancer du poumon. L’excès de risque relatif par unité alpha-mois était de 0,022 (intervalles de confiance de 95 % : 0,013–0,034), sur la base de 408 morts attribuables au cancer du poumon et d’un risque de 394 236 années-personnes. Le temps écoulé depuis l’exposition était un déterminant statistiquement significatif; le risque diminuait à mesure que le temps écoulé depuis l’exposition s’allongeait. On a observé que le risque avait tendance à diminuer à mesure que les travailleurs atteignaient un âge plus avancé, mais cela n’était pas statistiquement significatif. Le taux d’exposition n’a pas été trouvé être un déterminant de l’excès de risque relatif. L’effet de confusion potentiel du tabagisme a été estimé être léger et n’a pas substantiellement changé les estimations du risque de mortalité attribuable au cancer du poumon. Cette analyse conjointe de cohortes fournit une solide preuve qu’une faible exposition professionnelle au radon entraîne un risque accru de mortalité attribuable au cancer du poumon.

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