Conséquences des stratégies d’atténuation des accidents graves mettant en cause des réacteurs CANDU

Résumé de la présentation technique réalisée dans le cadre de la :
Conférence internationale sur la gestion des accidents graves (ISAMC 2018)
Du 15 au 18 octobre 2018

Auteur
Mohamed E. Shawkat
Commission canadienne de sûreté nucléaire

Résumé

La gestion des accidents graves requiert la mise en œuvre de différentes stratégies visant  à : empêcher que l’accident n’entraîne des conséquences graves ou retarder ces conséquences, préserver l’intégrité des barrières contre le rayonnement, éliminer ou minimiser les rejets de produits de fission dans l’environnement ainsi qu’établir des conditions de réacteur stables et contrôlées à long terme. L’utilisation de multiples stratégies d’atténuation offre à l’opérateur plusieurs options en vue d’empêcher l’évolution d’un accident et d’en atténuer les conséquences radiologiques, ce qui accroît la probabilité d’atteindre les objectifs de gestion des accidents graves.

Toutefois, la mise en œuvre d’un nombre excessif de stratégies d’atténuation ou le fait de ne pas surveiller ces stratégies pourrait avoir des conséquences qui nuiraient à l’intégrité des barrières contre le rayonnement et limiteraient les avantages escomptés des stratégies. Dans le contexte des multiples stratégies actuelles, il faut porter une attention particulière à leurs effets contre-productifs afin d’éviter de les amplifier lors de la mise en œuvre de plusieurs stratégies.

Le document présente un résumé des stratégies proposées dans le contexte des Lignes directrices pour la gestion des accidents graves (LDGAG) visant les réacteurs CANDU et souligne leurs effets positifs et négatifs. Une structure pour l’ensemble du réseau a été mise au point pour illustrer les relations entre les stratégies proposées, leurs avantages et inconvénients ainsi que les objectifs des LDGAG.

Les mesures des LDGAG relatives aux réacteurs CANDU peuvent généralement être catégorisées selon quatre groupes :

  • distribution d’eau en provenance de réservoirs disponibles à l’intérieur de la centrale vers le circuit secondaire des générateurs de vapeur afin de préserver leur fonctionnement en tant que puits thermiques du cœur de réacteur; on y parvient au moyen d’équipement installé dans la centrale ou d’un écoulement par gravité qui nécessite une intervention minimale de l’opérateur
  • distribution d’eau en provenance de réservoirs disponibles à l’intérieur et à l’extérieur de la centrale vers le cœur du réacteur, le modérateur, la voûte/le bouclier caisson et l’enceinte de confinement, au moyen d’équipement fixe ou portable
  • ajout/utilisation d’équipement d’atténuation passif visant à empêcher la défaillance de l’infrastructure de la centrale; cet équipement comprend les dispositifs de protection contre la surpression, les recombineurs autocatalytiques passifs (RAP) et le système de ventilation filtrée de l’enceinte de confinement
  • utilisation de générateurs portables en vue de rétablir la fonctionnalité des systèmes de sûreté de l’enceinte de confinement, comme les unités de refroidissement de l’air, les allumeurs d’hydrogène et les pompes à vide (s’ils ne sont plus disponibles)

Les opérateurs de centrales nucléaires doivent tenir compte à la fois des effets positifs et négatifs des stratégies proposées dans leurs LDGAG en établissant l’enveloppe ou les limites à l’intérieur desquelles la mise en œuvre de chaque stratégie proposée est considérée comme avantageuse et est associée à des effets contre-productifs minimes ou nuls. 

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