Améliorer les estimations de la charge de travail pour les activités de validation associées aux scénarios d’accident de dimensionnement et d’accident hors dimensionnement

Résumé de la présentation donnée à la :
10e réunion internationale sur l’instrumentation, le contrôle et la technologie d’interface homme-machine dans les centrales nucléaires
Du 11 au 15 juin 2017

Auteurs :
Aaron Derouin et Alice Salway
Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN)

Résumé

Depuis l’accident de Fukushima Daiichi, des organismes de réglementation nucléaire de partout dans le monde ont exigé que les titulaires de permis qui exploitent un réacteur de puissance élaborent des stratégies plus exhaustives pour l’atténuation des conséquences d’urgences et la gestion des accidents graves que les mesures de défense en profondeur déjà en place pour les accidents de dimensionnement et les accidents hors dimensionnement. Les évaluations des charges de travail représentent des techniques de validation communes utilisées pour démontrer que les travailleurs peuvent effectuer des tâches sans une diminution inacceptable de leur performance. Une importante charge de travail entraîne du stress et de la fatigue et pourrait réduire de beaucoup la capacité d’un travailleur à percevoir et reconnaître une urgence ou un événement imprévu et à intervenir, ce qui pourrait entraîner des conséquences indésirables. Pour estimer la charge de travail pendant une urgence ou un accident grave, les titulaires de permis qui exploitent un réacteur de puissance ont tendance à se fier à des mesures subjectives de la charge de travail, comme l’indice de charge de travail (ICT) de la NASA. En raison d’incohérences dans la littérature entre les estimations subjectives et celles dérivées à partir de la physiologie de la charge de travail, il est prudent d’examiner ce qui pourrait être fait pour améliorer les pratiques actuelles en cas d’urgences et lors d’accidents graves.

Cette présentation émet l’idée que pour améliorer la confiance envers les estimations de la charge de travail, le secteur nucléaire devrait intégrer des mesures axées sur la physiologie dans les pratiques actuelles en utilisant des capteurs physiologiques « sur le corps » ou « prêt-à-porter ». Ce document donne un aperçu de trois types différents d’approches empiriques à la charge de travail. Les avantages de capteurs physiologiques prêt-à-porter sont examinés dans le contexte d’environnements et d’occupations en conditions extrêmes, avec des exemples tangibles comme le stress dû à la chaleur et la pupillométrie. Des suggestions pour un forum de concertation sur la charge de travail sont fournies, et un plan de recherche visant à améliorer la pratique actuelle de l’estimation de la charge de travail est présenté pour examen.

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