L’épidémiologie est l’étude des facteurs influant sur la santé et les maladies au sein de diverses populations, de même que sur la distribution des maladies. Cette discipline est à la base de la santé publique et de la médecine préventive. L’épidémiologie est fondée sur des observations plutôt que sur des expériences.
L’étude de cohorte est fondée sur un groupe défini de personnes (la cohorte) ayant été exposées ou pouvant être exposées, à différents niveaux, à un facteur potentiel précis (comme l’exposition au rayonnement en milieu de travail) pouvant être la cause d’une maladie donnée. Il s’agit de l’étude épidémiologique la plus exhaustive.
L’étude cas-témoin est fondée sur la comparaison (p. ex. par âge ou par sexe) d’un groupe de personnes ayant récemment reçu un diagnostic de la maladie faisant l’objet de l’étude (les « cas ») à un groupe témoin de personnes qui ne sont pas atteintes de la maladie (les « témoins »). Cette étude a pour objet de déterminer si le niveau d’exposition à un ou plusieurs facteurs précis diffère dans les deux groupes (cas et témoins), ainsi que d’établir un lien entre la maladie et le ou les facteurs. Comme ce type d’étude laisse une plus grande place aux biais que l’étude de cohorte, cette dernière est jugée plus fiable que l’étude cas-témoin.
L’étude écologique descriptive compare l’apparition observée d’une maladie particulière dans une population définie, à un moment précis et dans une région déterminée, avec l’apparition prévue de cette maladie dans une population stable de référence (p. ex. la population générale de l’Ontario ou du Canada). Ce type d’étude peut cerner des tendances qui varient au fil du temps ou dans des groupes; il s’avère un outil de surveillance utile permettant de relever des taux élevés et faibles de maladie dans une population. Il s’agit du type d’étude épidémiologique le moins solide puisqu’il porte sur des groupes, et non des individus.
| Types d’études | Avantages | Désavantages |
| Étude de cohorte | Est efficace pour étudier des expositions rares. | Comporte des coûts élevés, exige beaucoup de temps et est plus difficile à réaliser sur le plan logistique. |
| L’exposition précède l’apparition des effets sur la santé. | Requiert la participation d’un grand nombre de sujets. | |
| Permet d’évaluer plusieurs effets sur la santé à la suite d’une exposition donnée. | Les membres de la cohorte doivent rester en contact pendant de longues périodes avec les chargés de l’étude. | |
| Laisse moins de place aux biais. | Il se peut que des membres d’une cohorte ne puissent pas continuer à participer à l’étude, pour diverses raisons, après plusieurs années. | |
| Étude cas-témoin | Les antécédents détaillés d’exposition et d’autres renseignements peuvent être obtenus assez rapidement et facilement. | Il est difficile de recueillir des renseignements précis. |
| Est utile pour assurer le suivi des rares effets sur la santé. | Difficult to collect accurate information | |
| Le nombre de sujets peut être faible. | Il est difficile de sélectionner un groupe témoin approprié d’après les variables déterminées. | |
| Est relativement peu coûteuse. | ||
| Permet de déterminer plusieurs facteurs de risque. | ||
| Étude écologique descriptive | Est relativement simple, peu coûteuse et facile à mener. | La précision des données statistiques peut être limitée en raison des faibles nombres de cas ou de décès observés et attendus. |
| Sans être axée sur l’exposition, elle permet d’évaluer un large éventail de scénarios d’exposition. | Ses résultats sont calculés sous forme de moyenne pour un groupe, plutôt que pour chacun des individus. | |
| Repose souvent sur des données préexistantes. | Ne tient pas compte de facteurs de risque multiples (c.-à-d. tabagisme, régime alimentaire, exercice, etc.) |
Une étude est jugée valide lorsqu’il est possible d’éliminer les trois éléments suivants :
Les études épidémiologiques sont des outils pratiques qui facilitent la compréhension scientifique actuelle des risques de l’exposition au rayonnement sur la santé. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) se sert de ces études, ainsi que des données internationales sur les risques de l’exposition au rayonnement sur la santé, pour veiller à ce que ses règlements offre la protection voulue pour les travailleurs canadiens.