
Le Canada possède peu de stocks d’uranium hautement enrichi (UHE) sur son territoire. Cette matière est produite aux États-Unis avant d’être transportée et utilisée au Canada. À l’heure actuelle, l’UHE constitue la source de carburant de deux réacteurs de recherche et sert d’élément de base à la production d’isotopes médicaux aux Laboratoires de Chalk River (LCR).
En avril 2010, Stephen Harper, le premier ministre du Canada, et Barack Obama, le président des États-Unis, se sont engagés à retourner l’UHE épuisé aux États-Unis dans le cadre d’une vaste initiative internationale visant à réunir les stocks d’UHE dans un nombre réduit d’endroits partout dans le monde.
L’UHE est transporté dans des conteneurs (châteaux de transport) conçus à cet effet et homologués par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) et son homologue américain pour respecter les exigences internationales relatives à la sûreté.
Ces conteneurs font l’objet d’un examen rigoureux au cours duquel sont simulées des conditions de transport normales et hypothétiques, y compris une épreuve de chute libre, une épreuve de perforation et une épreuve thermique.
Chaque envoi d’UHE doit être autorisé par différentes autorités américaines et canadiennes, dont la CCSN.
Pour éviter que du matériel se retrouve entre les mains d’organisations ou de personnes non autorisées, des plans de sécurité rigoureux doivent être établis pour chaque envoi. L’information sur ce type d’envoi est considérée comme réglementée et se limite aux personnes qui ont besoin de savoir, comme les forces policières. Les couloirs de transport et les mesures de sécurité mises en place sont pré-approuvés par les autorités, tant du côté du Canada que des États-Unis.
Le Canada jouit d’un excellent bilan de sûreté en matière de transport des substances nucléaires. La CCSN n’autorisera pas l’envoi de matières nucléaires à moins d’être convaincue qu’il ne posera pas de danger pour la sûreté des Canadiens.
Quelques faits
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