Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Réponse de la CCSN à l'article intitulée « New nuclear power plants carry more risk, report finds », publiée le 31 mai 2010 dans le Ottawa Citizen

Aucune preuve n’indique que les nouvelles centrales nucléaires comportent plus de risques

Au rédacteur en chef,

L’article publié par Mike De Souza dans votre numéro du 31 mai m’oblige à commenter et à corriger de fausses impressions que vos lecteurs pourraient avoir au sujet des nouvelles centrales nucléaires et des déchets radioactifs.

Le mandat de la CCSN consiste à assurer la sûreté, à préserver la santé et la sécurité des Canadiens et à protéger l’environnement. Cela comprend l’autorisation et la vérification de la conformité concernant la possession et l’utilisation de matières nucléaires au Canada, y compris les installations de gestion des déchets radioactifs.

Toute suggestion selon laquelle la prochaine génération de réacteurs nucléaires au Canada pourrait être jusqu’à 158 fois plus dangereuse que leurs prédécesseurs constitue une représentation erronée des faits. L’auteur compare ni plus ni moins des pommes avec des oranges et la preuve de sa spéculation alarmiste repose sur une science de pacotilles parrainée par une organisation antinucléaire. La vérité est que, sur la base de la quantité d’électricité produite, la quantité de radioactivité par quantité donnée d’électricité est essentiellement la même pour tous les réacteurs.

Les réacteurs nucléaires sont exploités en toute sécurité au Canada depuis plus de 30 ans et l’utilisation de l’uranium enrichi n’est pas nouvelle. Cet uranium est utilisé de manière sûre dans les réacteurs nucléaires du monde entier depuis des décennies. J’ajouterais également que toute nouvelle conception de réacteur incorporera sans aucun doute les plus récentes caractéristiques de sûreté qui reposent sur les normes internationales modernes.

La CCSN ne décide pas si de nouveaux réacteurs sont nécessaires ou non. Nonobstant la demande d’un promoteur, la Commission ne mettra jamais la sûreté en péril. Elle délivrera un permis de construction ou d’exploitation d’un réacteur nucléaire que si elle est assurée qu’il n’existe aucun risque pour le public ou l’environnement. La même chose s’applique aux installations de gestion des déchets.

Je peux garantir à vos lecteurs que tout le combustible nucléaire usé au Canada est actuellement stocké sur place dans des installations de stockage temporaires qui sont sûres, sécuritaires et sans danger pour l’environnement. Ces installations temporaires sont conçues pour durer jusqu’à 100 ans et sont régulièrement entretenues, mises à niveau ou remplacées, au besoin.

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a entamé un dialogue avec le public canadien en vue d’élaborer et de mettre en place, en collaboration, une approche pour la gestion à long terme du combustible nucléaire usé du Canada. Cette approche doit être socialement acceptable, techniquement fiable, respectueuse de l’environnement et réalisable sur le plan économique. L’approche canadienne a été acceptée par le gouvernement; la SGDN s’emploie maintenant à la mettre en œuvre.

Ce qui précède démontre que les questions concernant les réacteurs nucléaires et la gestion des déchets au Canada sont abordées de manière sûre et efficace. Pour obtenir plus d’information sur ces questions, je vous encourage à communiquer avec nous ou à consulter notre site Web à suretenucleaire.gc.ca pour vous renseigner sur les faits qui pourraient appuyer vos articles.

Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire