Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Réponse de la CCSN à la lettre de Michel Duguay intitulée « Accident nucléaire en préparation à Gentilly 2? » parue dans Le Courrier Sud le 12 août 2011

Au rédacteur en chef,

La lettre de M. Michel Duguay intitulée « Accident nucléaire en préparation à Gentilly-2? » contient plusieurs affirmations incorrectes qui pourraient inutilement alerter vos lecteurs. Elle ne fait état d’aucune préoccupation n’ayant pas déjà été adressée par la CCSN.

Il est d’abord important de mentionner que la centrale nucléaire de Bécancour est exploitée de manière sécuritaire. Elle a été construite pour résister aux phénomènes naturels pouvant survenir dans la région comme les séismes et les inondations.

Lorsque M. Duguay souligne la permission accordée par la CCSN à Hydro-Québec pour le report du dépôt de son rapport de sûreté, il oublie de mentionner que toutes les analyses pertinentes ont été faites. La CCSN n’autoriserait jamais l’exploitation de Gentilly‑2 s’il y avait des doutes concernant le bon état des installations.

Contrairement à ce que laisse croire M. Duguay, notre organisme prend le vieillissement des centrales en compte en établissant ses exigences réglementaires. Des inspections régulières sont en outre effectuées afin de confirmer la justesse des mesures en place et de déceler tout signe avant-coureur de défaillance, même mineure.

À propos de la recherche menée au sujet des problèmes génériques de sûreté, j’aimerais souligner qu’il s’agit d’efforts visant à mieux comprendre certains aspects du fonctionnement des réacteurs CANDU. Ces problèmes ne remettent pas en question l’exploitation sécuritaire des centrales nucléaires canadiennes. La CCSN fait constamment preuve de prudence en imposant des conditions très contraignantes aux exploitants.

La CCSN est un organisme public transparent dont le mandat est clair : réglementer le secteur nucléaire pour protéger la population et l’environnement. Des audiences ont d’ailleurs été tenues récemment afin de considérer le renouvellement du permis de la centrale. La décision rendue par les commissaires du tribunal de la Commission a pris en compte toutes les informations présentées, y compris les mémoires M. Duguay et d’environ 60 autres intervenants.

Nous invitons vos lecteurs à visiter notre site Web (suretenucleaire.gc.ca) afin d’en apprendre davantage sur l’usage sécuritaire du nucléaire au Canada. Ils y trouveront en plus nos échanges avec M Duguay, y compris un récent examen (PDF) d’une de ses analyses effectué indépendamment par le professeur John Froats de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario.

Michael Binder
Président
Commission canadienne de sûreté nucléaire